Utiliser l’IA en la critiquant: pourquoi, comment.

Un gink­go plan­té en 1832 n’a besoin de rien pour tra­vers­er les siè­cles. Pas de dat­a­cen­ter, pas d’én­ergie fos­sile, pas de note de trans­parence en bas de page. Il pousse, il fil­tre, il dure. La vraie sobriété ne s’an­nonce pas.
Moi j’écris ce site avec des out­ils qui con­som­ment tout ce dont l’ar­bre se passe. La rai­son devrait me pouss­er vers plus de silence, plus de nature, moins d’écrans. Je fais l’in­verse, et je le fais les yeux ouverts.
Pas pour me trou­ver une excuse. Nom­mer une con­tra­dic­tion ne la résout pas, ça peut même la ren­dre con­fort­able, ce qui est pire. Je le fais aus­si par habi­tude et réflex­es de ma vie pro­fes­sion­nelle antérieure, doc­u­menter, informer, trans­met­tre, accom­pa­g­n­er. Un peu comme Olieven­stein1, qui avait testé lui-même les drogues pour com­pren­dre ce qui pousse les tox­i­co­manes vers elles, pas pour s’y per­dre.

1 Claude Olieven­stein, psy­chi­a­tre, fon­da­teur en 1971 du cen­tre Mar­mot­tan, référence française du soin en tox­i­co­manie (fiche Wikipé­dia). Voir aus­si Silent Friend, dont est tiré le gink­go cité plus haut.

Qui par­ticipe sans jamais être “cité au générique” ? Indice dans le dernier para­graphe de “Les autres ‘Pourquoi?’ ” (lien sur la page d’accueil).