Cette lettre est anonyme. Elle ne vise personne en particulier, ou plutôt : elle nous vise tous, moi y compris.
Cher toi qui t’indignes,
Tu as raison de t’inquiéter. Les rayons débordent de produits venus de Chine, du Bangladesh, du Vietnam. Le gouvernement devrait faire quelque chose. Les gens devraient s’indigner. C’est ce qu’on se dit, entre nous, au comptoir, en famille, ou lors d’une réunion politique.
Mais il y a une question qu’on esquive toujours au moment de conclure : qui a choisi quoi, au juste ?