Pareidolie : quand on voit de l’IA partout.

Vous avez déjà vu un vis­age dans un nuage ? Cela s’ap­pelle la parei­dolie (la ten­dance du cerveau à percevoir des formes famil­ières dans des choses qui n’en con­ti­en­nent pas).
Avec l’IA, elle prend une forme par­ti­c­ulière. À force de tra­vailler chaque jour avec ces out­ils et d’en analyser les traces, on finit par recon­naître leurs « sig­na­tures » (tour­nures, rythmes, for­mules récur­rentes). Et le cerveau, ain­si entraîné, se met à en détecter là où il n’y en a pas.
Le para­doxe est cru­el : ce sont les per­son­nes les plus atten­tives aux traces de l’IA qui y sont les plus exposées. L’ex­per­tise pro­tège con­tre la cré­dulité naïve (croire trop vite), mais elle crée sa pro­pre vul­néra­bil­ité : on finit par voir de l’ar­ti­fi­ciel dans tout texte impar­fait.
Je l’ai vécu en juil­let. Une chronique de rug­by m’a paru sus­pecte : trois coquilles, une erreur factuelle, une for­mule qui son­nait faux. J’ai posé la ques­tion directe­ment à l’au­teur. Sa réponse : texte 100 % humain, écrit d’un jet avant un bar­be­cue. L’an­a­lyste, c’é­tait moi, et c’est moi qui avais hal­lu­ciné.
Le réc­it com­plet, avec les expéri­ences qui l’ont précédé, est ici : Quand l’an­a­lyste hal­lu­cine : une leçon de parei­dolie.


Élaboré en col­lab­o­ra­tion avec Claude (Anthrop­ic), util­isé ici pour doc­u­menter la recherche, pos­er les ques­tions de relance, ori­en­ter l’angle, véri­fi­er les sources une par une, et nom­mer explicite­ment cette par­tic­i­pa­tion.
Ne me croyez pas sur parole, ni l’IA. 🤔 Cette page peut se tromper.