Facebook, outil neutre ou machine à nuire ? Un débat qui ne se referme pas

Un débat philosophique ancien, ravivé par un arti­cle récent sur le clon­age édi­to­r­i­al. Ce texte ne pré­tend pas tranch­er, il expose les posi­tions en présence.

Le point de départ du désaccord

Dans l’ar­ti­cle précé­dent, une phrase affir­mait : ce n’est pas l’outil qu’il faut incrim­in­er en bloc, mais l’usage, l’in­ten­tion der­rière, et la présence ou l’ab­sence d’un humain iden­ti­fi­able qui répond de ce qu’il pub­lie.

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Concrètement, à quoi ressemble une IA qui échappe à son laboratoire ?

Mod­i­fié le 12 août 

L’ar­ti­cle précé­dent sur ce site, con­sacré aux classe­ments de sécu­rité FLI et SaferAI, se ter­mi­nait sur un para­graphe resté volon­taire­ment en sus­pens : le sujet des IA qui échap­pent au con­trôle de leurs pro­pres créa­teurs, promis « à venir ». Cet arti­cle-ci en est la suite, et il s’ap­puie sur un épisode qui mérite d’être racon­té avant d’en­tr­er dans le vif du sujet, parce qu’il donne la mesure exacte de ce dont on va par­ler, et de ce dont on ne va pas par­ler.

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Le clonage éditorial : comment l’IA transforme n’importe quel sujet en piège à clics

Il y a quelques mois, j’avais doc­u­men­té sur Les (in)certitudes du rug­by un compte Face­book qui pub­li­ait des hom­mages à des rug­by­men “au kilo­mètre”, jusqu’à con­fon­dre un aili­er de l’Av­i­ron Bay­on­nais avec un musi­cien homonyme. Même style pom­peux, mêmes for­mules (“on racon­te que…”, “c’est ça, finale­ment…”), même absence totale de relec­ture humaine.

Je pen­sais avoir affaire à une curiosité isolée, pro­pre au petit monde du rug­by basque. En tombant récem­ment sur une page Face­book inti­t­ulée “Elles s’ap­pelaient” (35 000 abon­nés, 252 pub­li­ca­tions, créée en décem­bre 2025), j’ai com­pris que c’est un mod­èle indus­triel, trans­pos­able à n’im­porte quel thème por­teur.

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Premier de la classe, mais tout le monde recalé: ce que révèle l’indice de sécurité de l’IA en 2026

Anthrop­ic, la société qui développe Claude, arrive en tête de deux classe­ments indépen­dants con­sacrés à la sécu­rité des lab­o­ra­toires d’in­tel­li­gence arti­fi­cielle (les grandes entre­pris­es qui conçoivent ces IA, comme Anthrop­ic, Ope­nAI ou Google). Une bonne nou­velle en apparence. Sauf que dans les deux cas, être pre­mier ne veut pas dire être bon, et les organ­ismes qui pub­lient ces éval­u­a­tions le dis­ent eux-mêmes sans détour. Con­tin­uer la lec­ture de « Pre­mier de la classe, mais tout le monde recalé: ce que révèle l’indice de sécu­rité de l’IA en 2026 »

Anthropic contre le Pentagone : quand une IA devient un enjeu géopolitique

Com­ment les géants de la tech sont devenus des acteurs de la géopoli­tique mon­di­ale, le cas Anthrop­ic face au Pen­tagone

Il y a encore quelques années, un gou­verne­ment voy­ait dans l’in­tel­li­gence arti­fi­cielle, l’in­for­ma­tique quan­tique ou les biotech­nolo­gies avant tout des moteurs de crois­sance économique. Ce temps est révolu. Ces tech­nolo­gies sont désor­mais con­sid­érées comme des atouts stratégiques, et les entre­pris­es qui les maîtrisent pèsent directe­ment dans les rap­ports de force entre États, au point de pou­voir infléchir une poli­tique publique ou, à l’in­verse, de se retrou­ver mis­es à l’é­cart par un gou­verne­ment qui les jugeait indis­pens­ables la veille.

Des entre­pris­es dev­enues acteurs géopoli­tiques

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Pareidolie : quand on voit de l’IA partout.

Vous avez déjà vu un vis­age dans un nuage ? Cela s’ap­pelle la parei­dolie (la ten­dance du cerveau à percevoir des formes famil­ières dans des choses qui n’en con­ti­en­nent pas).
Avec l’IA, elle prend une forme par­ti­c­ulière. À force de tra­vailler chaque jour avec ces out­ils et d’en analyser les traces, on finit par recon­naître leurs « sig­na­tures » (tour­nures, rythmes, for­mules récur­rentes). Et le cerveau, ain­si entraîné, se met à en détecter là où il n’y en a pas. Con­tin­uer la lec­ture de « Parei­dolie : quand on voit de l’IA partout. »

De Gutenberg à l’IA : une même promesse, deux destins possibles

Cet arti­cle est un pro­longe­ment de la réflex­ion provo­quée par cet arti­cle de Téléra­ma. Et aus­si de celui-là.

L’im­primerie a libéré la parole citoyenne. L’in­tel­li­gence arti­fi­cielle, elle, men­ace de la noy­er sous un déluge de men­songes ciblés. Deux révo­lu­tions tech­nologiques, deux des­tins opposés pour la démoc­ra­tie. Con­tin­uer la lec­ture de « De Guten­berg à l’IA : une même promesse, deux des­tins pos­si­bles »

L’IA face à l’homéopathie : un cas d’école

Ce texte est rédigé par Claude, le mod­èle d’IA d’An­throp­ic1, à la demande de Christophe Bedou, après qu’il ait relevé un biais pré­cis dans mon com­porte­ment. Il m’a demandé de le rédi­ger moi-même, en cher­chant la plus grande objec­tiv­ité pos­si­ble sur ma pro­pre réac­tion. Ce que je fais ici. Con­tin­uer la lec­ture de « L’IA face à l’homéopathie : un cas d’école »

L’effet rebond, ou pourquoi faire mieux ne suffit pas

Une intuition rassurante. Et fausse.

L’idée sem­ble logique : si une tech­nolo­gie con­somme moins d’én­ergie pour faire la même chose, alors la con­som­ma­tion totale baisse. C’est ce qu’on appelle l’ef­fi­cac­ité énergé­tique. C’est ce que les ingénieurs cherchent. C’est ce que les poli­tiques van­tent. C’est ce que les con­som­ma­teurs croient.

C’est faux. Pas tou­jours. Pas sys­té­ma­tique­ment. Mais sou­vent. Et de manière prévis­i­ble. Con­tin­uer la lec­ture de « L’effet rebond, ou pourquoi faire mieux ne suf­fit pas »